Après avoir partagé la charmante odyssée d’un père et ses enfants lors d’une journée engagée à la Foire des Possibles, il est temps de se pencher sur les conséquences concrètes de ce choix de mobilité. Notre dernier récit se concluait sur la valeur inestimable du temps passé en famille et les enseignements tirés d’une expérience vécue selon les principes de durabilité. Aujourd’hui, nous explorons un autre aspect tout aussi fondamental : l’impact environnemental de nos déplacements. Nous nous apprêtons à calculer l’empreinte carbone de notre périple vers le Parc Molson, en comparant le métro à la voiture. Cette analyse révèle non seulement notre contribution personnelle à la lutte contre le changement climatique, mais aussi comment nos choix quotidiens, aussi infimes soient-ils, peuvent s’accumuler pour créer une différence significative. Plongeons dans les chiffres pour comprendre réellement ce que «voyager vert» signifie pour notre planète.

Calculs d’impact environnemental des déplacements

Dans cette section, nous allons plonger dans les chiffres pour mesurer concrètement l’impact environnemental de nos choix de transport. En mettant en lumière les émissions de CO2 associées à l’utilisation du métro comparativement à la voiture, nous offrons une perspective chiffrée sur l’empreinte écologique de nos déplacements quotidiens.

 

1. Calcul de votre déplacement en transports en commun :

  • il a été mentionné que vous avez pris le métro pour votre trajet. Les émissions de CO2 des métros varient, mais en moyenne, elles sont d’environ 0,015 kg de CO2 par passager-kilomètre. Supposons que votre trajet total en métro (aller-retour) était d’environ 20 km.
    • Emissions = 0,015 kg/passager-km x 20 km = 0,3 kg de CO2
      • Imaginez que chaque trajet en métro émet l’équivalent en CO2 de la cuisson d’un œuf sur une poêle.
      • Vous avez pris le métro pour un trajet total de 20 km (aller-retour), ce qui équivaut à environ 0,3 kg de CO2, soit l’équivalent de cuisiner 20 œufs.

2. Calcul de votre déplacement en voiture :

  • Si vous aviez pris une voiture pour le même trajet de 20 km (aller-retour), en supposant une émission moyenne de 120 g de CO2 par kilomètre pour une voiture :
    • Emissions = 0,120 kg/km x 20 km = 2,4 kg de CO2
      • Chaque trajet en voiture émet l’équivalent en CO2 de la cuisson de 80 œufs sur une poêle.
      • Pour le même trajet de 20 km en voiture, vous auriez émis 2,4 kg de CO2, soit l’équivalent de cuisiner 1600 œufs.
Signalec

Mise en perspective de l’impact carbone

Le choix des transports en commun sur la route vers le Parc Molson se traduit par une réduction significative des émissions de carbone. En prenant le métro, le père de notre histoire a contribué à émettre seulement 0,3 kg de CO2, une quantité minime par rapport aux 2,4 kg de CO2 qu’aurait produits le même trajet en voiture. Cette économie de 2,1 kg de CO2 n’est pas négligeable. Si l’on multiplie ces économies par le nombre de fois qu’il pourrait répéter ce déplacement dans l’année, disons une centaine de fois, l’économie totale atteindrait 210 kg de CO2. C’est l’équivalent de l’émission évitée pour la cuisson de 1580 œufs, soit suffisamment pour servir un plat à chaque invité lors d’une grande fête de 100 personnes. Ces chiffres nous permettent de saisir l’impact réel des décisions individuelles sur notre environnement.

Comparaison avec l’empreinte carbone moyenne

En Amérique du Nord, l’empreinte carbone individuelle est considérable, s’élevant en moyenne à 16 tonnes de CO2 par an. Les efforts pour réduire cette empreinte sont donc cruciaux. Par son geste simple de préférer le métro, notre protagoniste a réduit son empreinte carbone annuelle de 1,3%. Cela peut sembler modeste, mais si chaque personne faisait un choix similaire, l’effet cumulatif serait colossal. Cette réduction est un pas dans la bonne direction et illustre comment des actions apparemment petites peuvent contribuer de manière significative à la lutte contre le changement climatique. Il est impératif de reconnaître que chaque geste compte et que l’accumulation de ces gestes peut mener à un changement profond et durable.

 

Même si un seul trajet en transports en commun peut sembler avoir un impact minime sur l’empreinte carbone, les choix répétés de modes de transport plus durables peuvent s’additionner et avoir un impact significatif sur l’empreinte carbone annuelle. La Fabrique des Mobilités Québec travaille justement sur l’application MaMobilité qui permet d’être plus informé sur nos déplacements, notamment sur notre impact environnemental. Chaque choix compte dans la lutte contre le changement climatique.

Article rédigé par Jeremy Laplante

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